Avec 1 796 implantations scolaires tous niveaux confondus recensées en 2025-2026 et près de 257 000 élèves accueillis du maternel au secondaire, le Hainaut occupe une place majeure dans l’enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles. Son maillage scolaire relativement dense va également de pair avec des déplacements plus limités : dans le secondaire, un élève hainuyer sur deux étudie en dehors de sa commune, une proportion inférieure à celle observée dans l’ensemble de la Wallonie.
1 796
Implantations scolaires
Année scolaire 2025-2026
256 884
Élèves du maternel au secondaire
Année scolaire 2024-2025
50,8 %
Élèves du secondaire étudiant hors de leur commune
Année scolaire 2024-2025
Dans cet article
1 796 implantations scolaires : le Hainaut en tête de la Fédération Wallonie-Bruxelles
Durant l’année scolaire 2025-2026, le Hainaut compte 1 796 implantations scolaires, tous niveaux confondus. Il s’agit du nombre le plus élevé parmi les provinces relevant de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB), loin devant la province de Liège, qui en compte 1 256.
Une offre scolaire principalement tournée vers l’enseignement fondamental
Les implantations scolaires hainuyères se répartissent de la manière suivante :
- 65,3 % dans l’enseignement fondamental ;
- 31,3 % dans l’enseignement secondaire ;
- 3,4 % dans l’enseignement supérieur.
La part des implantations relevant de l’enseignement supérieur est légèrement inférieure à la moyenne de la Fédération Wallonie-Bruxelles, établie à 3,9 %. Elle reste néanmoins supérieure aux proportions observées dans les provinces du Brabant wallon (2,6 %), de Namur (3,2 %) et de Luxembourg (1,9 %).
Plusieurs pôles universitaires à Mons et à Charleroi
Le Hainaut est également la province wallonne qui compte le plus grand nombre d’implantations universitaires. Plusieurs universités y sont présentes :
- l’Université libre de Bruxelles (ULB), à Charleroi et à Gosselies ;
- l’Université de Mons (UMons), à Mons et à Charleroi ;
- l’UCLouvain, à Mons et à Charleroi.
L’offre universitaire hainuyère s’organise ainsi principalement autour des pôles de Mons et de Charleroi.
Le réseau provincial particulièrement bien représenté
En Hainaut, 7,2 % des implantations scolaires relèvent du réseau provincial. Il s’agit de la proportion la plus élevée parmi les provinces relevant de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
La présence du réseau provincial est encore plus marquée dans l’enseignement supérieur, où elle atteint 26,9 % des implantations. Cette importance s’explique notamment par les différentes implantations de la Haute École Provinciale de Hainaut – Condorcet.
Près de 257 000 élèves : des effectifs scolaires aux évolutions contrastées
Le Hainaut en tête à chaque niveau d’enseignement
Durant l’année scolaire 2024-2025, les implantations situées en province de Hainaut accueillent :
- 48 511 élèves dans l’enseignement maternel ;
- 94 203 élèves dans l’enseignement primaire ;
- 114 170 élèves dans l’enseignement secondaire.
Au total, cela représente 256 884 élèves. Le Hainaut est ainsi la première province wallonne en nombre d’élèves dans chacun de ces trois niveaux d’enseignement.
Près de 24 000 étudiants dans le supérieur non universitaire
Durant l’année académique 2020-2021, les implantations d’enseignement supérieur non universitaire situées en Hainaut accueillent 23 968 étudiants.
La santé et la protection sociale constituent le principal domaine d’études, avec 34,4 % des étudiants. Elles sont suivies par :
- le commerce, l’administration et le droit : 16,3 % ;
- l’éducation : 15,5 %.
Par rapport aux autres provinces relevant de la Fédération Wallonie-Bruxelles, le Hainaut se caractérise par une spécialisation relative plus importante dans les formations liées à l’agriculture.
À l’inverse, la part des étudiants inscrits dans les sciences sociales, le journalisme et l’information y est la plus faible.

Des effectifs en recul dans le maternel et le primaire
Entre les années scolaires 2014-2015 et 2024-2025, le nombre d’élèves a diminué :
- de 11,1 % dans l’enseignement maternel ;
- de 4,9 % dans l’enseignement primaire.
Dans le secondaire, les effectifs sont restés relativement stables, avec une légère progression de 0,5 % sur la même période.
Une hausse de 18 % des étudiants malgré des entrées presque stables
Entre les années académiques 2010-2011 et 2020-2021, le nombre d’étudiants inscrits dans l’enseignement supérieur non universitaire en Hainaut est passé de 20 307 à 23 968, soit une augmentation de 18,0 %. Cette évolution est proche de celle observée dans l’ensemble de la Fédération Wallonie-Bruxelles (+18,8 %).
Cette progression ne traduit toutefois pas une hausse équivalente du nombre de nouveaux étudiants. Durant la même période, le nombre de primo-inscrits n’a augmenté que de 2,3 %, tandis que celui des étudiants de première année a reculé de 0,9 %. Les effectifs totaux ont donc progressé beaucoup plus rapidement que les entrées dans l’enseignement supérieur.
Cette évolution suggère principalement un effet de stock : l’allongement et la diversification des parcours, les réorientations ou encore le développement des cursus longs conduisent davantage d’étudiants à être simultanément présents dans l’enseignement supérieur. En Hainaut, le nombre d’étudiants inscrits dans un master au sein du supérieur non universitaire a notamment plus que doublé, passant de 645 à 1 322.
La hausse se concentre également dans certains domaines. Les formations liées à la santé et à la protection sociale représentent près de la moitié de l’augmentation des effectifs observée en Hainaut entre 2010-2011 et 2020-2021.
Des dynamiques différentes selon le niveau d’enseignement
La diminution de la natalité entraîne progressivement une réduction des classes d’âge les plus jeunes, contribuant au recul du nombre d’élèves dans l’enseignement maternel et primaire.
Les données démographiques fondées sur le lieu de résidence montrent également une diminution de la population âgée de 18 à 25 ans durant la période étudiée. Cette évolution n’est pas contradictoire avec la hausse des effectifs du supérieur : les données de l’ARES comptabilisent les étudiants selon leur lieu d’études, quel que soit leur domicile, et portent sur l’ensemble des étudiants inscrits, sans se limiter aux 18-25 ans.
Contrairement aux enseignements maternel, primaire et secondaire, l’offre d’enseignement supérieur est plus spécialisée et concentrée dans un nombre limité de communes. Les effectifs y dépendent donc davantage de la durée des parcours, de l’évolution de l’offre de formation et des mobilités étudiantes que de la seule évolution démographique locale.
Un maillage scolaire dense associé à une mobilité plus faible
La mobilité sortante mesure la proportion d’élèves ou d’étudiants qui fréquentent un établissement situé en dehors de leur commune de résidence. En Hainaut, cette mobilité augmente avec le niveau d’enseignement, à mesure que l’offre se spécialise et se concentre dans un nombre plus restreint de communes.
Un élève du secondaire sur deux étudie hors de sa commune
Durant l’année scolaire 2024-2025, la part des élèves hainuyers fréquentant un établissement situé en dehors de leur commune de résidence atteint :
- 24,7 % dans l’enseignement maternel ;
- 27,8 % dans l’enseignement primaire ;
- 50,8 % dans l’enseignement secondaire.
La mobilité sortante est moins élevée en Hainaut que dans l’ensemble de la Wallonie dans l’enseignement primaire et, surtout, dans le secondaire. Les élèves hainuyers quittent donc moins fréquemment leur commune pour se rendre à l’école.
Un maillage scolaire plus dense que dans le reste de la Wallonie
Cette mobilité plus limitée peut notamment être mise en relation avec une meilleure couverture territoriale des implantations scolaires.
En Hainaut, 72,5 % des communes disposent d’au moins une implantation d’enseignement secondaire, contre 59,4 % dans l’ensemble de la Wallonie. La présence plus fréquente d’une offre secondaire à proximité permet à davantage d’élèves de poursuivre leur scolarité dans leur commune de résidence.
Pour un niveau d’enseignement donné, une commune qui ne dispose d’aucune implantation affiche mécaniquement une mobilité sortante de 100 % : tous les élèves qui y résident doivent alors fréquenter un établissement situé dans une autre commune.
Une mobilité sortante plus faible dans les principales villes
Les communes les plus urbanisées affichent généralement une mobilité sortante plus faible dans l’enseignement secondaire. Elles disposent en effet d’une offre scolaire plus importante et plus diversifiée.
Les taux les plus faibles sont notamment observés à :
- Tournai : 11,2 % ;
- Mons : 18,4 % ;
- Mouscron : 19,0 % ;
- Charleroi : 20,8 %.
Dans ces quatre villes, au moins quatre élèves du secondaire sur cinq fréquentent donc un établissement situé dans leur commune de résidence.

Plus de huit étudiants du supérieur non universitaire sur dix étudient en dehors de leur commune de résidence
Durant l’année scolaire 2020-2021, la mobilité sortante atteint 80,8 % dans l’enseignement supérieur non universitaire en Hainaut. Cette proportion reste légèrement inférieure à la moyenne des communes wallonnes, établie à 84,9 %.
Cette mobilité élevée s’explique par une offre plus spécialisée et géographiquement concentrée. L’enseignement supérieur non universitaire est présent dans 11 communes hainuyères.
28 % des étudiants résidant en Hainaut étudient en dehors de la province, principalement en Région de Bruxelles-Capitale (2 453 étudiants, soit 48,7 % des sortants) et en province de Namur (1 411 étudiants, soit 28,0 %).
Près de 44 % des étudiants entrants sont domiciliés en France
La mobilité entrante désigne ici les étudiants qui suivent leur formation dans un établissement situé en Hainaut alors que leur domicile se trouve en dehors de la province.
Durant l’année scolaire 2020-2021, 5 593 étudiants inscrits dans l’enseignement supérieur non universitaire en Hainaut résident en dehors de la province. Parmi eux, 2 457 sont domiciliés en France, soit 43,9 % de l’ensemble des étudiants entrants.
La présence française est particulièrement importante dans les deux principaux pôles transfrontaliers :
- à Mouscron, les étudiants domiciliés en France représentent 94,9 % des étudiants résidant hors Hainaut, soit 131 étudiants ;
- à Tournai, cette proportion atteint 84,7 %, soit 1 295 étudiants.
Cette situation s’explique notamment par la proximité immédiate de la frontière et par l’intégration de Mouscron et de Tournai au sein de l’Eurométropole Lille–Kortrijk–Tournai.

Sources et périmètre des données
Implantation, établissement et pouvoir organisateur : trois notions à distinguer
Une implantation scolaire ne correspond pas nécessairement à un établissement autonome. Trois notions doivent être distinguées :
- le pouvoir organisateur est l’autorité responsable de l’organisation de l’enseignement ;
- l’établissement scolaire constitue une structure administrative et pédagogique ;
- l’implantation correspond au lieu physique où les enseignements sont dispensés.
Un même pouvoir organisateur peut gérer plusieurs établissements, tandis qu’un établissement peut regrouper plusieurs implantations. Le nombre d’implantations rend donc davantage compte de la présence physique de l’enseignement sur le territoire.
Par exemple, la Province de Hainaut est le pouvoir organisateur de la Haute École Provinciale de Hainaut – Condorcet. Cet établissement regroupe plusieurs implantations, dont celle située à Marcinelle.
Des années de référence différentes selon les indicateurs
Les données relatives aux implantations proviennent du Fichier signalétique des établissements d’enseignement de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FASE), édition 2026.
Les données concernant les élèves de l’enseignement maternel, primaire et secondaire proviennent de l’IWEPS et sont calculées à partir de plusieurs sources administratives. Les données les plus récentes sont renseignées pour l’année scolaire 2024-2025.
Les données sur les étudiants de l’enseignement supérieur non universitaire proviennent de l’ARES, à partir de la base de données SATURN. Les données les plus récentes sont calculées pour 2020-2021.
Les effectifs sont comptabilisés selon le lieu d’implantation de la formation et non selon le domicile de l’étudiant. Ils peuvent donc inclure des étudiants résidant dans une autre province ou à l’étranger. Ils constituent par ailleurs un stock d’étudiants présents durant une année académique, dont l’évolution dépend à la fois des nouvelles inscriptions et de la durée des parcours.
Les années de référence diffèrent selon les indicateurs en raison des calendriers de publication et de la disponibilité des sources. Les comparaisons doivent donc être interprétées en tenant compte de ces décalages temporels.
Il est enfin important de préciser que nous ne disposons pas des données de population et de mobilité pour l’enseignement supérieur universitaire.
Comment la mobilité scolaire et étudiante est-elle mesurée ?
La mobilité sortante correspond à la proportion d’élèves ou d’étudiants qui fréquentent un établissement situé en dehors de leur commune de résidence. Elle ne signifie donc pas nécessairement qu’ils quittent la province de Hainaut.
La mobilité entrante est observée ici à l’échelle provinciale. Elle concerne les étudiants inscrits dans un établissement situé en Hainaut dont le domicile se trouve en dehors de la province.
Les données relatives à la mobilité dans l’enseignement maternel, primaire et secondaire portent sur l’année scolaire 2024-2025. Celles concernant l’enseignement supérieur non universitaire se rapportent à l’année scolaire 2020-2021. Les comparaisons entre niveaux doivent donc être interprétées en tenant compte de cette différence de période et de la concentration plus importante de l’offre d’enseignement supérieur.