44 136 bénéficiaires du revenu d’intégration sociale en Hainaut en 2025

44 136 bénéficiaires du revenu d’intégration sociale en Hainaut en 2025

En 2025* (décompte annuel), le Hainaut comptait 44 136 bénéficiaires du revenu d’intégration sociale (RIS) âgés de 18 à 64 ans. Rapporté à la population du même âge, cela représente 5,4 % des habitants, une proportion supérieure à la moyenne wallonne (4,5 %) et belge (3,2 %).

Les jeunes de moins de 25 ans représentent 33,1 % de l’ensemble des bénéficiaires. En conséquence, plus d’un jeune sur dix âgé de 18 à 24 ans bénéficie du revenu d’intégration sociale en Hainaut.

Les femmes sont également légèrement majoritaires puisqu’elles représentent 54,9 % des bénéficiaires.

Concernant la situation familiale, 36,9 % des bénéficiaires sont des personnes isolées, 33,7 % des cohabitants et 29,5 % des personnes ayant une famille à charge.

*Le décompte annuel comptabilise toute personne ayant bénéficié du revenu d’intégration sociale au cours de l’année, peu importe la durée ou la période d’inscription.

Par rapport à 2024, le nombre de bénéficiaires du RIS a progressé de 1,2 %, soit 530 personnes supplémentaires.

Cette évolution masque toutefois des disparités selon les classes d’âge. Le nombre de bénéficiaires diminue chez les 18-19 ans (-2,9 %) et les 50-54 ans (-1,0 %), tandis qu’il augmente dans l’ensemble des autres catégories d’âge. Les hausses les plus marquées concernent les 35-39 ans (+4,0 %) et les 25-29 ans (+3,8 %).

L’évolution diffère également selon la catégorie familiale. Le nombre de personnes isolées recule de 1,6 %, celui des cohabitants reste pratiquement stable (+0,1 %), tandis que les bénéficiaires ayant une famille à charge progressent de 1,8 %.

La répartition des bénéficiaires du RIS met en évidence de fortes disparités territoriales.

Les parts les plus élevées sont observées dans les communes de l’ancien sillon industriel, ainsi que dans certaines communes du sud de la Botte du Hainaut. Les taux les plus importants sont enregistrés à Charleroi (10,0 %), Châtelet (9,0 %) et Boussu (8,7 %).

À l’inverse, les communes de Jurbise (0,6 %), Ellezelles (0,7 %) et Mont-de-l’Enclus (0,7 %) présentent les proportions les plus faibles de bénéficiaires parmi la population âgée de 18 à 64 ans.

Par rapport à 2024, 25 communes ont enregistré une diminution du nombre de bénéficiaires, tandis que les autres ont connu une stabilité ou une progression.

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