La voiture reste le mode de déplacement privilégié des travailleurs hainuyers

La voiture reste le mode de déplacement privilégié des travailleurs hainuyers

En 2024, selon la dernière enquête triennale sur les déplacements domicile-travail réalisée par le SPF Mobilité et Transports auprès des employeurs de plus de 100 travailleurs, 78,2 % des résidents hainuyers se rendaient au travail en voiture. Les transports en commun représentaient 13,3 % des déplacements, la mobilité douce (vélo ou marche) 4,7 %, tandis que les autres modes de transport (covoiturage et transport collectif organisé par l’employeur) atteignaient 3,8 %.

Comparativement à la moyenne wallonne, les travailleurs hainuyers recourent davantage à la voiture (+0,8 point de pourcentage), au détriment des transports en commun (-0,5 point) et de la mobilité douce (-0,8 point).

Sur les dix dernières années, la part de la voiture dans les déplacements domicile-travail des résidents hainuyers a progressé de 3,5 points de pourcentage, tandis que celle de la mobilité douce a légèrement augmenté (+0,3 point). À l’inverse, la part des transports en commun a reculé de 3,0 points.

La dernière enquête met toutefois en évidence une évolution plus récente des comportements. Par rapport à 2021, la part de la voiture diminue de 1,1 point, au profit des transports en commun (+0,6 point) et de la mobilité douce (+0,8 point). Cette évolution traduit un début de diversification des modes de déplacement, même si l’automobile demeure très largement dominante.

Les habitudes de déplacement diffèrent sensiblement selon les caractéristiques des communes.

L’usage de la voiture est particulièrement élevé dans les communes rurales, où l’éloignement des principaux bassins d’emploi et une offre de transports en commun plus limitée renforcent la dépendance à l’automobile. Les taux les plus élevés sont observés à Froidchapelle (91,4 %), Estinnes (90,5 %) et Beaumont (90,3 %).

À l’inverse, les transports en commun sont davantage utilisés dans les communes bénéficiant d’une bonne desserte ferroviaire vers Bruxelles. Les communes d’Enghien (43,0 %), Braine-le-Comte (40,7 %) et Silly (31,7 %) enregistrent les parts les plus importantes. La proximité de la capitale, la qualité de l’offre ferroviaire et la congestion routière expliquent en partie cette situation.

Enfin, la mobilité douce est davantage développée en Wallonie picarde ainsi que dans certains pôles d’emploi où les distances domicile-travail sont plus courtes. Les communes de Comines-Warneton (16,1 %), Mouscron (11,8 %) et Estaimpuis (10,6 %) affichent les parts les plus élevées de déplacements réalisés à pied ou à vélo.

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